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lundi, 29 janvier 2018 09:00

Ca bouge dans les EHPAD

La CGT ne veut pas être complice de cette maltraitance institutionnelle et demande l’arrêt de la réforme de la nouvelle tarification des EHPAD (qui ne permet plus de tenir compte de la spécificité de chaque établissement),
des moyens nécessaires (un personnel pour un résident) pour assurer une prise en soins digne des résidents, le respect des personnels et de leurs droits ainsi qu’une réelle politique de lutte contre la précarité dans les EHPAD.

 

Laura, infirmière en EHPAD :

« Le manque de temps est un véritable problème.
Même en étant organisée, en étant la plus rapide possible, c’est impossible de consacrer du temps aux résidents, et les soins en sont bâclés,
au détriment du bien-être, voire de l’hygiène des résidents ».


 

 

 

 

 

 

Claire, Aide-soignante en EHPAD :

« La hiérarchie ne se rend pas toujours compte de la charge de travail.
Je dois faire 17 toilettes en une matinée : impossible de faire des toilettes complètes ou des mises aux WC entre deux ! ».

Anthony, aide-soignant :

« Une personne ayant des difficultés pour se déplacer, nous allons la mettre en fauteuil car nous n’avons pas le temps de l’accompagner dans tous ses déplacements. Une personne ayant des difficultés à aller aux toilettes, nous allons lui mettre une protection car nous n’avons pas le temps de l’accompagner aux WC. »

 

 

 

 

Sonia, infirmière :

« Je suis seule pour 40 résidents et le plus souvent

les traitements de 8h  sont donnés à 11h.

Je ne vous explique pas les conséquences sur la santé des résidents !

Je fais comme je peux et il m’arrive de passer 8h au travail sans aller aux toilettes ! »

 

 

 

Mardi  30 Janvier - EHPAD de Capbreton

Personnels, résidents, et vous familles même combat
Des moyens humains pour prendre en charge nos ainés dans la dignité !

RDV à partir de 14h devant l’EHPAD de Capbreton (publique et territoriale)
Et dans toutes les unités de soins : port de brassards « soutien aux collègues des EHPAD »
Et débrayage de 30 min à 1h devant  chaque établissement.

 

A Mont-de-Marsan

De 9h30 à 11h au marché de Mont de Marsan : Information à la population
Après-midi : compte rendu de la journée aux collègues des EHPAD montoises.
Et dans toutes les unités de soins, possibilité de port de brassards « soutien aux collègues des EHPAD ».
Des moyens humains pour prendre en charge nos ainés dans la dignité !

 

 

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lundi, 28 novembre 2016 09:00

La CGT appelle à un rassemblement  du
personnel hospitalier,
le mardi 29 novembre à partir de 9h devant l'administration, site de Layné.


En effet, le directeur attaque le protocole local des 35h en annonçant la suppression de 2 RTT en 2017.
Les représentants du personnel, ayant voté contre à l’unanimité au CTE du 09 novembre 2016,
sont convoqués à nouveau le 29 novembre 2016 à 9h.
hopital de mont de marsan et baisse des effectifs - rtt

La CGT avait déposé un préavis de grève le 16 novembre.
Il  a permis d’organiser 2 réunions de négociations qui n’ont abouti à rien,
puisqu’en fait le directeur a refusé de négocier sur les points majeurs.
C’est pour cela que la CGT ne siègera pas le 29 novembre et qu’elle a déposé un nouveau préavis de grève.

En effet, Ces nouvelles règles imposent aux agents hospitaliers de faire le même travail en moins de temps.
Ce sera pire en 2018 puisqu’il est annoncé la suppression de 3 RTT.

Cela veut donc dire pour les personnels encore plus d’heures supplémentaires au détriment de la vie privée.

A cela s’est ajouté en 2016, la  suppression du férié local  dit « Fête de la Madeleine ».
 
Au final, alors que les plannings sont déjà difficiles à supporter à cause du manque d’effectifs et des rappels fréquents sur les repos, les personnels vont accumuler encore plus de fatigue.

Imaginez que pour la majorité d’entre nous, nous ne pouvons même pas choisir nos jours de RTT ;
ils sont la plupart du temps imposés, ce qui encore une fois pénalise l'organisation de notre vie privée.
Cette dernière est d’ailleurs largement amputée par les heures supplémentaires que nous effectuons avec dévouement.

Sachez que la direction de l'hôpital de Mont de Marsan est redevable à ses agents de
128 000 heures (heures supplémentaires, compte épargne temps et RTT non pris).
Ce qui correspond à environ 80 emplois sur l'année.

En guise de reconnaissance, la direction refuse de maintenir un nombre décent de RTT, refuse de payer les heures supplémentaires,
refuse de reconnaître certains accidents et maladies professionnelles liés à l’épuisement professionnel des agents…….

La CGT estime que les usagers sont en droit de connaître la réalité du travail à l’hôpital.
La CGT  les invite donc à rejoindre le rassemblement le 29 novembre afin de demander des moyens pour un hôpital public de qualité.

jeudi, 02 octobre 2014 11:00

Je suis enceinte et je me préoccupe déjà de la garde de mon bébé lorsque j'aurai repris mon travail à Mont-de-Marsan.

Quelles démarches dois-je entreprendre ?

Vous avez raison, il faut s'y prendre à l'avance pour faire garder son enfant. Vous pouvez vous renseigner dès à présent au service «petite enfance» de la mairie.
Il existe également des organismes qui peuvent vous fournir des listings de nourrices disponibles à côté de chez vous.
Jouez aussi la carte du bouche-à-oreille, d'autres papas ou maman pourront peut-être vous orienter, voire partager un mode de garde avec vous.

La garde des nourrissons à Mont-de-Marsan

 

 

Pour les tout petits, l'accueil peut prendre différentes formes :

La crèche collective : des enfants de 2 mois à 3 ans (parfois jusqu'à 4 ans) sont gardés par des auxiliaires de pué­riculture ou des puéricultrices (une pour cinq à huit enfants).

La crèche dépend de la mairie ou du département, et peut aussi, depuis 2004, être gérée par une entreprise privée.

La crèche parentale : les parents se regrou­pent en association et participent tous, en al­ternance, à la garde des enfants (en moyenne, un jour par semaine). Ils sont aidés par des puéricultrices et des spécialistes de la petite enfance.

La crèche familiale : c'est un réseau d'as­sistantes maternelles, encadrées par une di­rectrice de crèche et employées par la mairie. Elles accueillent les enfants à leur domicile et les intègrent, plusieurs demi-journées par se­maine, à des activités de crèche collective.

La halte-garderie : municipale ou privée, elle accueille les enfants jusqu'à 3 ans, pour quelques heures ou une demi-journée. Vous devez fournir le repas et les couches. Le per­sonnel est le même qu'en crèche.

Le multi-accueil : c'est un dispositif en plein essor qui permet de combiner l'accueil régu­lier (crèche collective ou familiale) et irrégulier (halte-garderie). Les espaces de ce genre sont gérés par les municipalités.

Les gardes individuelles : vous pouvez également choisir une assistante maternelle agréée par le service départemental de la PMI (protection maternelle infantile). Elle accueillir jusqu'à trois enfants à son domicile.

Elle est indépendante ou rattachée à une structure d'accueil (crèche, halte-garderie...). Vous pouvez également faire garder votre en­fant à votre domicile (éventuellement en garde partagée), avec une professionnelle employée par vos soins ou par l'intermédiaire d'agences agréées par l'État (exemple: Family Sphère, la Compagnie des familles...).

Les sites Internet: vous pouvez miser sur des sites spécialisés comme Yopalala ou Bébé-nounou ou consulter des plateformes sociales comme Yoopies ou Dreamysitting.

Il existe des sites pour trouver une baby-sitter en urgence : www.o2.fr, www.babychou.com, www.famihero.com,etc.

Vous pouvez prétendre à des aides :

Les divers modes de gardes donnent accès à des aides, versées en fonction de vos revenus, tantôt par la Caisse d'al­locations familiales (CAF), la mairie ou le département : renseignez-vous !

 

En outre, quel que soit le mode de garde, et jusqu'à ce que l'enfant atteigne l'âge de six ans, vous pouvez avoir droit : au versement d'une aide financière appe­lée «complément de libre choix du mode de garde»

pour une embauche directe d'une personne ou en cas de recours à un organisme habilité (adressez-vous à la CAF); au versement d'une aide sup­plémentaire réservée aux parents isolés demandeurs d'emploi appelée aide à la garde d'enfants pour parents isolés, l'Agepi (adressez-vous à Pôle emploi); à des réductions ou des crédits d'impôt pour garder à domicile ou hors domicile.

Vous pouvez enfin bénéficier d'aides diverses de la part de votre employeur (dont des Cesu préfinancés). Si vous rencontrez des difficultés financières, rapprochez-vous du service d'action sociale de la mairie ou du "point info familles" le plus proche.

 

Il existe de réelles menaces sur le financement de l'accueil des enfants de 0 à 6 ans. En effet le directeur de la sécurité sociale vient de demander la baisse du fonds national de l'action sociale (fnas) qui finance le dispositif au trois-quarts.

 

Indecosa Mont-de-Marsan
 
 
Indecosa-CGT réclame le respect de la convention entre l'État et la Caisse nationale d'allocations familiales
qui devait permettre la création de 275000 nouvelles solutions d'accueil
pour les enfants de 0 à 3 ans.

 

Pour tous renseignements.
Indecosa Mont-de-Marsan

 

 

vendredi, 02 décembre 2016 12:15

La CGT  a appelé à une mobilisation devant l’administration, le mardi 29 Novembre 2016.

Vous étiez une cinquantaine à venir manifester votre mécontentement au Centre Hospitalier de Mont-de-Marsan,
votre ras-le-bol, notamment quant à la décision de la direction de supprimer 2 RTT pour 2017.

 

 

La CGT se félicite d’avoir rencontré une nouvelle fois des agents qui n’avaient pas forcément l’habitude de répondre à l’appel, venant de tous les corps de métiers (soignants, administratifs, techniques…),
jeunes et anciens, en repos ou en service …

La CGT a profité du rassemblement pour expliquer ses REVENDICATIONS :

La CGT revendique la journée de travail à 7h42 qui permet de garder 20 RTT.
Réponse de la direction : NON négociable

La journée de solidarité : la CGT revendique que les agents ne la rendent pas comme en 2015.
Réponse de la direction : NON négociable

La CGT dénonce une fusion des temps de pause  (tabac, petit déjeuner, goûter, pause pipi….) et des temps de  repas,  et souhaite revenir à l’ancienne formulation du vadémécum qui admet une différenciation de ces 2 moments.
La CGT craint que ce soit la porte ouverte au flicage et à la répression !
Réponse de la direction : NON !

Le temps de transmission : La CGT revendique que soit noté dans ce guide que ce temps est bien inclus dans le temps de travail.
Réponse de la direction : réponse très floue; elle dit que ce seront des accords internes à chaque service !

Les tableaux de service (planning) :
La CGT demande que le support papier continue à exister et qu’il soit mis à jour régulièrement.
La CGT insiste : la mise à jour des modifications ne doit pas empêcher une information orale à l’agent.

Réponse de la direction : Le planning papier perdure, mais pas de garantie pour que les modifications d’horaires soient écrites sur le planning papier.

Pour les agents au Forfait jour, la CGT demande que soit retiré du guide que : « la durée hebdomadaire ne peut être inférieure à 38h »,
l’exigence réglementaire étant de 35h au minimum.
Réponse de la Direction : OUI

En cas d’absentéisme, l'ordre prioritaire des motifs de rappel : la CGT revendique que le rappel sur un jour de CET soit enlevé du guide puisque le directeur assure que les jours de CET sont remplacés.
La CGT revendique que soit précisé le cadre de l'extrême urgence pour un rappel sur un CA, RH.
Réponse de la direction : NON ! Pas de précisions sur la notion de  "l'extrême urgence". Le CET sera rappelable comme le CA.

L'accompagnement des patients lors de séjour de rupture ou en transferts :
La CGT demande que soit noté que l’accompagnement se fait sur ordre de mission.
Elle revendique que le temps passé en mission soit compté au réel (actuellement pour un séjour de rupture, la direction crédite 7h45 sur une journée + 8h sup. mais rien pour la nuit malgré notre présence près des patients).

Pour les transferts, même chose : La CGT souhaite que le retour soit compté en temps de travail

Réponse de la direction : pour les séjours de rupture, elle comptera 7h30  par jour  +  8h30 en astreinte et 8h sup.  pour la nuit.
Pour les transferts,  la direction n’apporte pas de modifications, ce sera le temps passé à transporter le patient. Le retour semble être du temps de repos pour la direction …

La planification des CA : en cas de rappel pour raison de service sur un CA, la CGT a demandé à la Direction de garantir la préservation des jours de fractionnement et d'hiver.
Réponse de la direction : OUI, c’est écrit sur le guide.

La planification des RTT : La CGT revendique que les agents restent maîtres de la pose de leur RTT. La CGT demande que les agents puissent les planifier de préférence et selon leur choix avec les CA et Fe dans un consensus d'équipe.
La CGT revendique que si le service le permet, les agents aient la possibilité de poser plusieurs périodes de 5 jours en dehors des vacances scolaires.
Réponse de la direction : trop compliqué à gérer pour les cadres !

Incidence des absences sur les droits au RTT : la CGT refuse qu’un agent en maladie perde 36 minutes à chaque absence.
C'est d'autant plus intolérable si c'est à cause d'accident de service ou d'une maladie professionnelle.
La CGT revendique l’application de la réglementation qui prévoit un abattement de 1 RTT tous les 13 jours
Exemple : avec l’ancien système : au bout de 10 jours d’absence, tu ne perds rien

Dès 2017, au bout de 10 jours d’absence, tu perds 6h.
Réponse de la direction : NON !

La Fête de la Madeleine : la CGT revendique le maintien de cette fête supplémentaire.
Réponse de la direction : NON !

Congé maternité et impact sur la carrière : la CGT revendique que la note ne doit pas être gelée lors de l'absentéisme lié à la maternité (il existe une jurisprudence).
Réponse de la direction : OUI

Paiement des heures supplémentaires : La CGT revendique le paiement pour des agents à repos variables et à repos fixes.
Réponse de la direction : NON !

Vous pouvez constater que c’est dans l’intérêt de tous les agents que la CGT porte ces revendications.

Si nous n’avons pas siégé au CTE du 29 novembre, c'est parce que les négociations n’ont pas abouti sur les points  essentiels,
quelques gains à la marge ne faisant pas le compte ! Trop c'est trop !!!


Il n’est pas question d’accompagner, comme d’autres, le directeur dans cette politique antisociale. Pour autant, vous pouvez vous faire une saine idée de l’engagement de la CGT à l’hôpital Montois.

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lundi, 08 juillet 2013 18:06

Histoire du syndicalisme CGT...

Des origines à septembre 1895 : la naissance de la CGT ou la lutte pour l'unité.

La Révolution française a considérablement accentué les différenciations sociales. Au cours du 19e siècle, chaque groupe social est en recherche d'identification.

La CGT | L'histoire


Le mouvement ouvrier s'affirme au travers des luttes sociales, et par sa participation aux grands évènements politiques (révolution de 1830, insurrection de février 1848, commune de 1871).

Face à la structuration du patronat, les premières organisations ouvrières se mettent en place.

Les congrès qui se succèdent vont voir apparaître différents courants dans une période marquée par des grèves et la répression. La fondation de la CGT à Limoges en septembre 1895 repose à la fois sur un processus unitaire, et sur le départ d'une partie des militants. La grève générale, l'autonomie syndicale et le syndicalisme de métier constituent les trois pans de la CGT.

De 1895 à la scission de 1920.

La CGT face au premier conflit mondial. Le débat syndicats/partis politiques s'approfondit. Les questions non résolues des structures de la CGT empêchent encore une véritable unification de la confédération. Si les tendances subsistent dans la CGT, l'unité demeure face à la répression et aux manoeuvres intégrationnistes du pouvoir. La charte d'Amiens adoptée en 1906 marque le triomphe des thèses de l'anarcho-syndicalisme. La question de l'État va cristalliser les clivages dans la CGT entre réformistes et révolutionnaires, accentués par l'arrivée au gouvernement d'anciens dirigeants socialistes à l'approche de la guerre.

C'est dans ce contexte que peu à peu la CGT va rallier l'union sacrée, après avoir lutté contre. Au lendemain de la guerre, les divisions persistent. En novembre 1919, la CFTC se constitue sur une base confessionnelle, ouvertement opposée au syndicalisme de classe. La CGTU naît de l'exclusion des minoritaires de la CGT.

Le pluralisme syndical a fait place à la division syndicale : CGT, CGTU, CFTC.

1920 - 1936 : Vers la réunification.

Dans une période marquée par la mutation de l'ouvrier de métier vers l'ouvrier d'industrie et l'essor du Taylorisme, CGT et CGTU s'opposent sur les formes et les moyens pour transformer la société. La CGT voit ses effectifs croître jusqu'en 1930. Elle regroupe dans un premier temps tous les opposants au réformisme, alors que la CGTU se structure à partir des organisations issues de la CGT.

La crise économique et sociale se développe. Le coup de force des ligues d'extrême droite en 1934, et la tendance au "durcissement" de l'État entraînent une manifestation commune de la CGTU et de la CGT. Les directions confédérales sont obligées de discuter de la réunification qui se réalise en 1936 au congrès de Toulouse. Cette unité est due en grande partie à la pression de la situation et aux exigences de la politique intérieure. Avec le succès du Front Populaire et les luttes, le patronat doit reconnaître la CGT et signer les accords de Matignon.

1937 - 1947 : La Deuxième Guerre mondiale et les vicissitudes de l'unité

Les clivages au sein de la CGT rebondissent à propos de la guerre civile espagnole, de la pause des réformes décrétée par le gouvernement, des accords de Munich et de l'échec de la grève générale contre les décrets-lois. La CGT éclate, certains militants devenant clandestins, d'autres rejoignant Pétain. Il faut attendre 1940-1941 pour que des luttes émergent et se développent, et 1943 pour que la CGT se réunifie. Celle-ci avec la CFTC participera à la résistance, et à la grève insurrectionnelle qui libère Paris.

Après la libération, la CGT appelle à la bataille de la production pour la reconstruction économique du pays. En 1944 naît la CGC liée au fait que la CGT n'a pas suffisamment pris en compte les spécificités des Ingénieurs, cadres et techniciens. La guerre froide et les stratégies divergentes, le poids du passé, et ce, malgré des acquis importants tels que les nationalisations, les Comités d'Entreprises, la Sécurité sociale, divisent la CGT. En 1947 la CGT-FO se constitue. Les enseignants créent la FEN, refusant de choisir entre la CGT et FO.

1947-1968 construire l'unité d'action

Malgré l'affaiblissement de la CGT, des luttes se développent dans un contexte de guerre froide. L'importance des grèves de 1953 sur le problème de l'âge de la retraite dans la fonction publique débouche sur des luttes unitaires dans de nombreux secteurs. Celles-ci se renforcent au regard de la hausse des prix, des atteintes à la sécurité sociale, du blocage des salaires et de la dévaluation. Dans le même temps, la CGT se lance dans la bataille pour la fin de la guerre en Algérie.

En 1964 la CFTC scissionne. La CFDT se crée. Une minorité maintient la CFTC avec sa référence confessionnelle. Confrontées au blocage des salaires, à l'austérité, à la multiplication des fermetures d'entreprises et des licenciements, CGT et CFDT signent en 1966 un accord sur des revendications minimales. les grèves et les manifestations unitaires se succèdent. Hormis la grève générale du 13 mai 1968 contre la répression, qui fut unitaire avec la CFDT, la FEN et l'UNEF, chaque organisation syndicale fera cavalier seul dans le contexte des évènements de 1968. Ceux-ci déboucheront sur les accords de Grenelle. 1968-1981 : Les syndicats face à la crise. Les bouleversements technologiques et les mutations du salariat s'accélèrent.

Après les évènements de 1968, le changement social est à l'ordre du jour. À partir de mars 1969, première journée d'action unitaire CGT-CFDT, les luttes unitaires vont se développer dans tout le pays (Lip, Rateau...). Mais peu à peu les relations vont se tendre entre la CFDT et la CGT.

Recentrage oblige, à partir de 1978, la CFDT freine les mobilisations unitaires. C’est le cas sur la sécurité sociale ou la retraite, la CGT appelant seule. La CFDT prône le réalisme à tout prix... Quitte à laisser le terrain des revendications au patronat.

De 1981 à nos jours : l'émiettement du syndicalisme et l'urgence du rassemblement.

Après l'élection de F. Mitterand, la désunion est totale. La CGT demeure la seule force d'entrainement des luttes , alors que la CFDT prône le "réalisme social", FO "l'indépendance" et la CGC "le corporatisme". Dans le même temps se constitue le Groupe des 10 à partir de syndicats autonomes.

À partir de 1986, la CFDT tente une recomposition syndicale avec la FEN, qui elle-même cherche à dégager un axe réformiste avec FO et la FGAF.

Le 1er mai 1988 est célébré par la FEN, la CFDT, la FGAF et le SNUI. En 1991, les accords CFDT-FEN ne rallient pas FO, la CGC ni la CFTC. Certaines composantes du groupe des 10 rejoignent la FEN en 1992. Le seul objectif apparent de ces différentes recompositions "ratées" étant la marginalisation de la CGT.

La CFDT multiplie les exclusions, d'où la création de Sud-PTT et de CRC dans les hôpitaux. La FEN éclate en 1992, création de la FSU.

En 1993, l'UNSA est constituée à partir des syndicats demeurés à la FEN, la FGAF, la FMC, la FGSOA et la FAT. La CGT poursuit son travail unitaire. En 1995, FO, SUD, FSU et des militants CFDT se mobilisent avec la CGT contre les projets gouvernementaux remettant en cause les retraites.

L'éparpillement se poursuit. L'UNSA, reconnue représentative, et le groupe des 10 tentent de se structurer. FO et CFDT connaissent des divergences internes importantes. Dans ce contexte, la CGT lance l'idée du "syndicalisme rassemblé".

 

Si vous souhaiter connaitre l’histoire syndicale de la CGT et du syndicalisme en général, nous vous invitons à visiter le site de l’histoire sociale Cgt : www.ihs.cgt.fr

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