mardi, 08 novembre 2016 10:00 Écrit par 

Depuis le 26 janvier 2016
la « loi de modernisation de notre systéme
de santé » dite loi Santé est entrée en vigueur.
Son objectif est d’adapter notre système de santé
à la politique d’austérité
des services publics de santé.

 

Aux politiques de santé viennent s’ajouter les plans d’économies mis en place depuis des années, qui, au motif de réduction des déficits, détruisent progressivement l’ensemble du système hospitalier public et la Sécurité Sociale pour les livrer aux appétits des marchands de santé que sont les grands groupes financiers privés.

Les infirmier-es, tout comme les technicien-es de laboratoire, psychologues, éducateur-trices spécialisé.ee, manipulateur-trice.s en électroradiologie médicale, cadres de santé, personnel administratifs, technicien-nes hospitalier-es et technicien-nes hospitalier-es supérieurs, orthophonistes, aides-soignant-es … Veulent exprimer leur saturation d’un exercice toujours border line.
 

Les personnels se réunissent et s’organisent pour exiger les moyens de remplir leurs missions et d’exercer leur métier dans de bonnes conditions, que ce soit en médecine, en chirurgie, en psychiatrie, dans les maternités... Nous continuons à subir des remises en causes régulières des reconnaissance de la pénibilité. Depuis 2010, la profession infirmière n’est plus pénible.

La CGT revendique que la profession IDE soit reconnue en profession pénible avec reconnaissance en catégorie active.

Les syndicats, les services sociaux du personnel, les services de santé au travail sont sollicités par des professionnel-les dont la souffrance psychologique, souvent silencieuse et signe de défenses psychiques élaborées, est invisible. Cette souffrance va parfois jusqu’à la décompensation extrême, comme cela s’est produit trop souvent depuis quelques mois.
Pour rester « debout », des postures professionnelles sont adoptées, allant à l’encontre de la dimension émancipatrice de notre travail.


NOUS SOMMES EXCÉDÉ-ES :

Par des journées d’un travail intense avec des effectifs en berne,

Par un salaire déconnecté de la reconnaissance de la technicité des actes que nous prodiguons et des risques qu’ils induisent,

Par l’appauvrissement des plages de réflexion collective sur le contenu professionnel qui veut nous orienter vers une conception productiviste et marchande du «prendre soin».

La CGT a des solutions, comme celle de supprimer la taxe sur les salaires que nous sommes les seuls à payer à l’Etat et qui permettrait de créer 75 000 emplois dans les hôpitaux publics.
ASSEZ DE DISCOURS ! AUX ACTES CONCRETS ! NOUS NE VOULONS PLUS PERDRE DE COLLÈGUES A CAUSE DES INSSUFFISANCES DE MOYENS.

Centre Hospitalier Mont de Marsan - CGT Santé


Pour toutes ces raisons, les professionnel-les répondrons plus nombreux à la mobilisation de la Fédération CGT de la Santé, le 8 novembre 2016 à Mont-de-Marsan :

*** Rendez-vous à 14h devant l'ARS ***

 

 

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