En mai 2012 les électeurs et les électrices ont renvoyé dans les cordes le président de la République sortant qui avait marqué le quinquennat par une politique antisociale radicale. En 2010, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait mené, avec son ministre du Travail d'alors, après avoir été ministre du Budget, une réforme des retraites qui avait vu se lever contre elle toutes les forces sociales de notre pays.

Très majoritairement, les salariés et l'ensemble du peuple s'étaient prononcés contre cette réforme et avaient, par un large mouvement social, mis en avant d'autres luttes. Tant il est vrai que, quand on tire la pelote de la retraite, c'est toute une conception de la société qui arrive.
Pendant le mouvement de 2010, ont été mises en avant des revendications sociales, notamment au travers des salaires et de la défense de l'emploi, chacun comprenant bien que c'étaient là les leviers pour une politique de financement des retraites et de justice sociale. Etaient venues aussi longuement les questions du travail. Ces graines semées, ces luttes menées ne se sont pas produites en vain. Elles ont aussi permis un débat sur les fon-damentaux du système des retraites
 

et de la Sécurité sociale qui montrent que les enjeux en sont mieux compris aujourd'hui.

En 2010, la réforme conservatrice des retraites a été votée par le Parlement à la hussarde. La CGT avait prévenu: les salariés s'en souviendraient et feraient payer par les urnes ceux qui avaient voulu passer en force au détriment de la démo­cratie sociale. De la démocratie tout court, pourrait-on dire.

LA CGT MILITE POUR UNE SOCIÉTÉ DU PLEIN-EMPLOI, DU BIEN TRAVAILLER POUR BIEN VIEILLIR

Aujourd'hui, le gouvernement issu des élections de 2012 a préparé, un peu dans la précipitation, une nouvelle réforme des retraites qui, malheureuse­ment, s'inscrit dans la même démarche que les précédentes, même si des avancées sont perceptibles dans quelques domaines. La même logique, c'est-à-dire traiter les questions de la sécurité sociale par le seul prisme de l'aspect financier, est à l'œuvre, mettant de côté les questions économiques et sociales, et surtout de conception de la société.

Pour la NVO, le journal de la CGT, il était normal de revenir sur ces ques­tions en les englobant dans un ensemble plus vaste. Comment parler retraites si on n'évoque pas la question salariale ? Il n'y a plus dans notre pays d'endroit où discuter nationalement des salaires, faisait observer Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT. Comment parler retraites si on n'évoque pas la question de l'emploi - et de la création d'emploi? Comment parler retraites si on n'évoque pas le travail ? Ce sont toutes ces questions de société que la CGT met en débat. Le droit à la retraite relève bien d'un choix de société, de choix politiques. La CGT a des propositions claires en matière de financement qui permet­traient de pérenniser notre système de retraites par répartition tout en favo­risant une amélioration du niveau des pensions. La CGT milite en faveur d'une société qui fasse le choix de la place du travail, du plein-emploi. Bien travailler pour bien vieillir.

Une société qui fasse le choix de la justice, de la solidarité en réduisant les inégalités sociales et de santé.

AGNÈS NATON, SECRÉTAIRE DE LA CGT

 

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