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Le 20 septembre 2018

Actualités | Hopital Mont-de-Marsan | Societe | Emploi

Retraite Fonction Publique Hospitalière

Le départ anticipé à la retraite dont bénéficiaient les agents de la Fonction Publique Hospitalière, au regard de la pénibilité de leur travail, est gravement remis en cause depuis plusieurs années.

Après une première attaque frontale supprimant ce droit aux infirmier(e)s (passage en catégorie A en 2010), une attaque sournoise s’est mise en place. La CNRACL remet en cause, de façon individuelle, la  pénibilité aux AP (Auxiliaires de Puériculture) qui travaillent en Crèche Hospitalière. Le prétexte invoqué est qu’elles n’exercent pas leurs fonctions « en contact direct et permanent avec les malades ».

La CGT dénonce une « réinterprétation » de l’arrêté interministériel du 12 novembre 1969, par la CNRACL, dans lequel le corps des AS (comprenant également les AP et les ASH) est classé en catégorie active, sans aucune restriction. Aucun texte réglementaire ou législatif n’est venu modifier cet arrêté. Aucune information n’a été donnée aux professionnels qui, au moment de partir à la retraite, se voient refuser un départ à la retraite anticipé ; les Directions d’établissements ne sont même pas informées !  
 

Les élus CGT au Conseil d’Administration de la CNRACL n’ont de cesse de défendre les dossiers depuis plus de 18 mois et d’exiger l’arrêt immédiat de ces remises en cause.
Le ou la fonctionnaire est titulaire de son grade et non de son poste !!!

La Fédération CGT est intervenue (en intersyndicale) à plusieurs reprises lors de réunions au Ministère  et a demandé en vain une rencontre avec les Ministres de la Fonction Publique et de la Santé. Cette dernière a sollicité le Conseil d’Etat quant à l’interprétation de l’arrêté, après 45 ans d’application identique, sans aucune concertation des organisations syndicales !
Lors d’un rassemblement devant la CNRACL à Bordeaux le 9 octobre, la CGT a demandé de revenir au traitement habituel des dossiers, à savoir l’appartenance aux corps professionnels selon l’arrêté de 1969 toujours en vigueur, en attendant la réponse du Conseil d’Etat.

Avec la CGT, EXIGEONS la garantie de nos droits tels que définis dans le Statut de la Fonction Publique, c’est-à-dire le MAINTIEN de la RECONNAISSANCE de la CATEGORIE ACTIVE, avec la bonification d’un trimestre cotisé par année d’exposition aux travaux pénibles, pour bénéficier d’un départ anticipé avec une retraite pleine et entière.

 

La CGT du Centre Hospitalier de Mont-de-Marsan

 

 

Le 4 décembre, je vote CGT

pour élire les représentants au CA de la CNRACL
pour élire les représentants au CTE, CAPL et CAPD

 

 

La CGT du CH de La CGT du Centre Hospitalier de Mont-de-MarsanMont de Marsan
a une longue
et belle histoire.

Son action marque votre quotidien au travail. Les plus anciens l’ont peut-être oublié, les plus jeunes ne le savent pas mais la ½ heure de repas pris sur le temps de travail est une revendication que la CGT a su faire aboutir.

 

Lors de la fusion de la Psy avec l’hôpital, la bataille a été rude pour que cette ½ heure s’applique à tous.
 

Le décompte de temps de travail (les 35 heures) a été très largement marqué par la ténacité des élus CGT qui en ont fait un des meilleurs d’Aquitaine.

 

En 2013, c’est la CGT qui a construit l’argumentaire pour que la journée de solidarité soit intégrée dans les 7h45. Sans la CGT, il y aurait un jour de congés en moins au CH de Mont de Marsan.
De même pour la journée de carence qui s’ajoutait à la perte sur la prime de service, la CGT n’a pas pleuré sa peine pour la faire supprimer.

 

L’engagement de l’établissement dans la prévention des risques professionnels, s’est développé sous l’impulsion des mandatés CGT au CHSCT. Il y a, à disposition, aujourd’hui davantage d’aides techniques.

 

Pour les déroulements des carrières, la CGT s’évertue à faire avancer le droit collectif et s’interdit toute pratique clientéliste. Nous ne regardons jamais l’étiquette syndicale avant de défendre un agent.
Nous avons combattu les nouveaux critères de changement de grade.
 

Beaucoup d’entre vous le savent et viennent toquer à la porte de la CGT quand un dossier est mal parti ou s’enlise. À chaque fois nous faisons de notre mieux,
mais il faut rappeler qu’il n’y a pas d’action syndicale sans syndicat et surtout sans syndiqué.
La CGT c’est vous qui la faites, syndiquez-vous.

 

La CGT, c’est aussi la défense de l’outil de travail. Faire entendre la raison pour l’achat du stade du Loustau, les terrains à Nouvielle.
C’est la défense des spécialités comme les soins intensifs de néonatologie, les lits de chirurgie,
les projets de soins en psychiatrie, la logistique,
l’équipe interne de ménage, les emplois aux services technique et administratifs,
le développement des projets (médecine nucléaire, cardio interventionnelle, UNV…)

 

Aujourd’hui, le cœur du combat est celui des effectifs. Cela n’est plus possible de faire toujours plus à moyen constant.
Les patients ont besoin de temps humain !

La gériatrie et la psychiatrie sont particulièrement agressées par cette politique.

Nous ne gagnerons pas ensemble sans un rapport de force important.

Ceux qui décident pour nous dans les ministères et dans les locaux du MEDEF, qui jettent en pâture les fonctionnaires, qui nous assurent qu’il faut en priorité rembourser la dette en réduisant les investissements dans l’éducation, dans la recherche et bien évidemment dans les hôpitaux sont les mêmes qui insultent les militants de la CGT, coupables à leurs yeux d’empêcher la haute finance d’exploiter en paix. La CGT est leur ennemi et elle le leur rend bien.

Construisez, avec la CGT, ce rapport de force qui vous est indispensable : votez CGT !

 

Rappelez-vous de ce qu’a été la mobilisation contre la réforme des retraites.
Quel a été le positionnement de la CGT ? Elle n’a jamais abandonné les salariés dans les bureaux du ministère.
 

Elle affirme haut et fort que ces réformes sont iniques, injustes, intenables.
Qu’est devenu la bien maigre promesse de prise en compte de la pénibilité dans le privé pour gagner la capitulation de la CFDT ?
Toujours  repoussée dans le privé, elle subit unrecul sans précédent dans le public ; les IDE l’ont perdu, les AS sont menacés de la perdre.
 

En revanche la baisse des pensions est, elle, bien en place comme en témoignentbeaucoup de nos collègues, en larmes quand ils découvrent la dure réalité…

 

Là encore donner de la force aux élus CGT au Conseil d’Administration de la CNRACL sera votre meilleure assurance retraite !
Nous voulons une retraite à 60 ans pour tous sans décote et une retraite anticipée à 55 ans pour les métiers qui usent la santé !
C’est possible à condition que les gains de productivité profitent au travail et non
au Capital. Nous croisons tous les jours des collègues fatigué(e)s, des dos cassés, des épaules limitées.

Comment arriverons-nous à 67 ans ?

On entend souvent dans les discussions entre collègues :
j’ai le droit de, à… Rien n’est tombé du ciel,
tout a été obtenu par la lutte.

Ceux qui veulent vraiment regarder l’histoire avec objectivité s’apercevront que quand la CGT est forte, le droit du travail, les conditions de vie des salariés s’améliorent et que le chômage recule ; quand elle est affaiblie, les paradis fiscaux débordent !
 

VOTEZ CGT,
un vote d’espoir,
un vote d’avenir,
un vote de combat…

un vote pour vous !
 

Votre richesse, c’est votre travail !
Rendez-lui toute sa valeur : VOTEZ CGT

Les élections sont un moment démocratique qui vous appartient, qui appartient à tous. L’image donnée par la politique politicienne des petites phrases ou des polémiques stériles fait que la démocratie est malade.
Tout est fait pour que vous vous absteniez car ainsi les technocrates des grandes familles et des grandes écoles feront en votre nom, à votre place, sans vous.
Ne comptez pas sur eux pour savoir ce que c’est que de finir le mois le 15 ou pour imaginer la galère pour faire garder les enfants quand les plannings changent en permanence.

Exprimer votre confiance dans une organisation syndicale est déjà un bon signe de résistance, choisir la CGT c’est mieux, au CH de Mont de Marsan particulièrement. Vous nous aviez donné la première place, nous avons eu à cœur d’en être digne, de respecter nos engagements.

Nous avons œuvré à l’union syndicale pour porter au mieux les dossiers. Car nous savons qu’affaiblir le rapport de force par la division, vous n’avez rien à y gagner. Les patrons s’en régalent !

Elections CNRACL :

Ma retraite | CNRACL
Ma retraite,

j’veux la vivre avec dignité !

La Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales est le régime de retraite et de gestion de l’invalidité des fonctionnaires hospitaliers.
Il fonctionne suivant le principe de répartition solidaire c’est-à-dire que les cotisations des personnels en activité financent les pensions des agents retraités.

C’est une des rares caisses de retraite dans laquelle le Conseil d’Administration (CA : 16 membres dont 8 représentants des actifs et retraités) est élu par les affilié(e)s ; c’est un atout majeur pour la démocratie et la défense des intérêts des personnels et des retraité(e)s des hôpitaux.

Vos administrateurs CGT sont porteurs de vos seuls intérêts et n’ont de cesse de défendre vos revendications !

La CGT propose :

La titularisation de tous les précaires (1/3 des personnels de la Fonction Publique) et l’embauche de personnels afin d’assurer les missions de service public répondant aux besoins de la population, améliorant les conditions de travai.

L’augmentation du salaire indiciaire, la reconnaissance des qualifications

L’intégration de toutes les primesdans le traitement soumis à cotisation pour la retraite

Le maintien du régime CNRACL avec un CA élu par les actifs et les retraités

La mise en extinction du Régime Additionnel de la Fonction Publique. Mis en place en 2005, la RAFPT est le seul régime par capitalisation obligatoire dont le montant de la rente versée n’est pas garanti, soumis aux aléas des marchés financiers.

Répondre aux besoins des salariés, des retraités en trouvant les financements nécessaires constitue la base des propositions durables de la CGT !

Elle exige : une autre politique de l’emploi et des salaires ; la réforme du financement des retraites ; une modulation des cotisations des employeurs, en fonction de leur politique de l’emploi ; de soumettre à contribution tous les profits financiers ; de soumettre à cotisation tous les éléments de rémunération complémentaires.

Qui vote ?

Les actifs et les retraités de la Fonction Publique Hospitalière.

 

 

soit par correspondance à partir du 20 novembre
et avant le 4 décembre
,

soit par voie électronique du 20 novembre à 9h
jusqu’au 4 décembre à 18h.

 

Pierre-Yves Chanu, économiste à la CGT,

vice-président de PACOSS (agence centrale des organismes de Sécurité sociale), membre du Haut Conseil du financement de la protection sociale et du Conseil d'orientation des retraites (COR) fait le point sur le financement de la sécurité sociale.

Entretien réalisé par Pascal SANTONI

 

Pouvez-vous préciser le contexte dans lequel se déroulent les négociations sur la énieme réforme des retraites ?

Réforme des retraites | Information CGT Santé cgt-chmdm.org

 

Il avait été dé­cidé, lors de la première conférence sociale, de mettre en place un Haut Conseil du financement de la protec­tion sociale, auquel je participe pour la CGT.
Dans la même période était publié le rapport Gallois et le gouver­nement décidait de l'affectation d'un crédit d'impôt de 20 milliards aux en­treprises au nom de la compétitivité et de l'emploi.

 

Ce qui était recherché, de façon explicite, c'était une baisse du « coût du travail », notamment en transférant une partie des cotisations patronales sur d'autres assiettes, no­tamment fiscales.

Deux rapports ont été demandés au Haut Conseil, le premier sur l'état des lieux et le second sur les pistes possibles de transfert des cotisations patronales.
Il envisage ainsi un transfert des coti­sations dites «patronales» de la branche famille sur des taxes environ­nementales (comme la taxe sur le C02), des taxes « comportementales » (le ta­bac et l'alcool principalement) ou sur la contribution sociale généralisée (CSG).
 

La CGT est totalement opposée à ces orientations,
les cotisations sociales constituant un salaire socialisé,
ces pro­positions signifiant donc une baisse des salaires.

 

Cela dit, le rapport comporte également des idées intéressantes. Il montre, par exemple, que la solidarité est au cœur de notre système de protec­tion sociale.

S'agissant de la réforme des retraites, deux rapports du Conseil d'orientation des retraites (COR) avaient été prévus par la conférence sociale de 2012, ils ont été rendus en décembre et janvier :

le premier sur l'équilibre à long terme, le second sur les mécanismes de redis­tribution du système. La mise en place d'une commission d'experts pour l'ave­nir des retraites, présidée par Yannick Moreau, a donné lieu à un rapport dont les préconisations sont pour nous inac­ceptables: passage à 43 ou 44 ans à terme de la durée de cotisations, désin-dexation des pensions sur les prix, calcul des pensions pour les fonction­naires sur les dix meilleures années, avec intégration partielle des primes...

Une désindexation temporaire, dit le rapport...

Il est dit en effet que cette indexation sera effective le temps de redresser les comptes en 2020.
Mais je rappelle que, lorsque l'on a supprimé l'indexation des pensions sur les salaires, c'était aus­si à titre provisoire... en 1987.

Quelles seraient les conséquences de ces mesures ?

Les deux premières mesures auraient des conséquences énormes pour la gé­nération qui entre aujourd'hui sur le marché du travail :
ce sera la retraite à 65 ans, s'ils commencent à 21, 22 ans, et 70 ans, s'ils commencent à 25,26 ans, pour une retraite à taux plein.
En réa­lité, vu la situation de l'emploi, ils par­tiront avec une retraite réduite. La re­traite à 60 ans, ce serait terminé.

Ces mesures résultent largement de la pression exercée par les nouvelles règles de gestion des finances publiques résultant de l'application du traité sur la stabilité, la coordination et la gou­vernance (TSCG), qui impose un retour à l'équilibre des comptes publics à l'ho­rizon 2017 et au respect de la règle des 3 % d'augmentation maximum des dé­ficits publics. Or, comme la conjoncture économique, depuis, s'est dégradée, et que nous sommes en récession, on nous dit maintenant qu'il faudrait de nou­veaux sacrifices.

 

C'est ce que préconise le rapport de la Cour des comptes...

 

Effectivement, la Cour des comptes nous dit que, pour atteindre les 3 % de déficit public en 2015, il faut un effort de 28 milliards d'euros. Elle précise que cet effort ne pourra s'exercer sur les re­cettes mais sur les dépenses et s'inspire des propositions du rapport Moreau. Elle préconise la désindexation des re­traites, des allocations familiales et aus­si des salaires des fonctionnaires, dont le point d'indice est gelé depuis quatre ans.
C'est donc une forte incitation à la mise en œuvre d'une politique d'austé­rité qui est, de l'avis désormais de bon nombre d'économistes qui ne partagent pas toutes les options de la CGT, un fac­teur d'aggravation de la crise.

 

Ces mesures ont-elles une chance de rétablir Véquïlïbre des comptes de la na­tion et de redresser ceux de la Sécurité sociale ?

Difficile de répondre par l'affirmative car la véritable question, c'est la situa­tion du chômage.

Nous avons quasi­ment atteint le chiffre record de 11 % de chômeurs en France, on attend la croissance, mais elle ne viendra pas toute seule et certainement pas dans ces conditions. Car la croissance dépend de quatre facteurs : l'emploi, la consom­mation des ménages, l'exportation et les investissements. Quand on examine la situation de ces différents éléments, on ne voit pas ce qui pourrait relancer la croissance. Et il ne suffit pas que la situation de l'emploi s'améliore de 0,1 % pour affirmer que l'objectif d'in­verser la courbe du chômage est à notre portée.

 

Pierre-Yves CHANU
est vice-président
de l'Acoss, membre
du Haut conseil
du fi
nancement
de la protection sociale
et du COR.

 

 

 

La Commission européenne elle-même, après l'erreur de calcul du FMI, a re­connu que la réduction des dépenses so­ciales avait un effet plus nocif que prévu sur les perspectives de croissance. C'est la crise qui nous conduit à une telle im­passe ?

Cela fait plus de trente ans que l'on invoque la crise pour justifier de telles politiques. Depuis 2008, nous sommes entrés dans une longue période de crois­sance nulle, cela ne s'était pas produit depuis les années trente.

Ce qui me pa­raît clairement posé, dans ces conditions, c'est la réorientation des politiques eu­ropéennes. Une question qui est aussi posée au syndicalisme européen. De ce point de vue, la position critique de la Confédération européenne des syndicats (CES) sur le pacte européen ou TSCG est précieuse, de même que les conver­gences syndicales observées sur le plan européen sont positives.

Cette situation implique que le dialo­gue social et le rôle des syndicats soient désormais intégrés dans les processus de décision européens, notamment dans le cadre de ce que l'on a appelé le «semestre européen», instauré en 2011, qui vise à coordonner les politiques budgétaires des pays de la zone euro. Nous avons produit des propositions dans ce sens dans la Conférence sociale.

Quelle analyse fait la CGT des causes du déficit de la Sécurité sociale ?

Rappelons en premier lieu que le dé­ficit de la Sécurité sociale n'est qu'une petite partie, 10%, du déficit public. C'est vrai que, basés sur un principe de répartition, les comptes de la Sécu de­vraient être équilibrés. Ils l'ont d'ailleurs toujours été en moyenne 

jusqu'au début des années 1990, années de récession marquantes.
 

L'origine du déficit de la Sécu, c'est une crise des recettes. Etant essentiel­lement assis sur une base salariale, le financement de la Sécurité sociale subit fortement et de façon immédiate la dé­flation salariale. On a vu, lors de la der­nière crise, les prévisions de déficit dou­bler en quelques mois. La cause du déficit n'est donc pas à rechercher dans une surconsommation de médicaments par les Français ou dans un âge trop précoce de départ à la retraite, mais dans la stagnation, voire le recul des salaires et l'augmentation du nombre des chômeurs qui réduit d'autant la masse des cotisations.
C'est si vrai que l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam), qui est longtemps resté dy­namique, croît aujourd'hui dans une proportion très faible, en particulier pour les dépenses de soins de ville, les dépenses de médicaments ou les in­demnités journalières. Ce qui croît plus vite, ce sont les dépenses liées au handicap et à la dépendance et, bien sûr, au niveau de l'hôpital, qui connaît une dégradation et un endettement préoccupants.
 

Les solutions à apporter au déficit ré­sident non pas dans une réduction des dépenses sociales, mais dans une ré­forme adaptée du financement de la Sécurité sociale.

 
 

 

Pierre Yves CHANU | Vice Président de l'Acoss

Il faut rappeler que les cotisations sociales sont un salaire socialisé.

Quel a été le sens de l'intervention de la CGT dans la conférence sociale sur ce sujet ?

Au départ, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, prévoyait une table ronde, non pas sur la protection sociale, mais . uniquement sur les retraites.
Nous avons insisté pour y associer une dis­cussion sur le financement de la pro­tection sociale. Il a finalement été ad­mis qu'un tour de table se tienne et permette aux participants d'exposer leurs propositions.
 

La CGT a donc centré ses interven­tions sur la question du financement, en réaffirmant que, pour nous, le finan­cement de la protection sociale était un salaire socialisé.

En conséquence, nous avons récusé l'idée d'un changement d'assiette des cotisations et d'une baisse des cotisations employeurs, qui corres­pond, selon nous, à une baisse des sa­laires et non à un transfert de charges, comme je l'ai souligné précédemment. Les cotisations sont en effet une partie du salaire.

 

Que pensent les autres syndicats de cette approche ?

Cette vision des choses ne fait évi­demment pas l'unanimité. La FSU la partage, la CFDT défend, au contraire, depuis plusieurs années, qu'il faut un transfert important des cotisations pa­tronales famille et maladie sur la CSG.
Nous pouvons avoir certaines conver­gences avec Force Ouvrière, notam­ment sur la critique des exonérations de cotisations sociales, mais seulement partiellement, car eux considèrent qu'il s'agit d'un salaire différé, et il ne s'agit pas d'une nuance sans consé­quence.

 

Quelle est la différence de conception entre salaire socialisé et salaire différé ?

S'il s'agit d'un salaire socialisé, on ne retrouve pas au final uniquement ce que l'on a versé. La société s'enri-chissant, on doit retrouver, en toute logique, plus que ce que l'on a cotisé. Cela permet en particulier une redis­tribution entre bien-portants et malades.

 

Pour nous, la solidarité et la re­distribution font partie du cœur de notre système de protection sociale.

Si l'on accepte l'idée que les cotisa­tions sont un salaire différé, cela si­gnifierait, par exemple, que l'on dis­poserait d'un compte à son nom dans la caisse primaire de l'assurance ma­ladie (CPAM), dans lequel seraient prélevées les dépenses en cas de ma­ladie.

Le problème surviendrait quand le compte serait épuisé, les prises en charge ne seraient plus possibles, ce qui est évidemment socialement inac­ceptable. Cela dit, en Angleterre par exemple, il arrive qu'on renonce à en­gager des soins lourds (une opération complexe, par exemple) si les proba­bilités de guérison apparaissent très faibles.

Quelles sont les propositions de finan­cement formulées par la CGT ?

Il faut une réforme des modalités de financement des cotisations em­ployeurs. La première critique que nous avons formulée à l'encontre du rapport du Haut Conseil au finance­ment de la protection sociale, c'est de n'avoir envisagé que le changement d'assiette et absolument pas un calcul différent des assiettes actuelles.

Nous pensons qu'on ne peut prétendre so­lutionner le financement de la pro­tection sociale sans aborder la trans­formation du système actuel.

Nous avons formulé un ensemble de propositions cohérentes. En premier lieu, nous proposons d'instaurer une modulation des cotisations employeurs, en fonction de deux facteurs. Le pre­mier prendrait en compte la part des salaires dans la valeur ajoutée. Le taux de cotisations serait plus faible quand la part des salaires dans la valeur ajou­tée de l'entreprise est élevée et plus forte dans le cas contraire. Un exemple : dans le BTP, les salaires représentent 75 % de la valeur ajoutée, le taux de­vrait être plus faible que le taux actuel. A contrario, dans la promotion immo­bilière où les salaires ne représentent que 5 %, le taux serait relevé.

 

Le deuxième élément tiendrait compte de la politique de l'emploi dé­veloppée par l'entreprise, afin de favo­riser celles qui en créent et pénaliser les délocalisations et les destructions d'emplois.

 

Troisième élément, nous proposons qu'une contribution soit assise sur les intérêts que l'entreprise verse à ses action­naires. Car il faut savoir que la part des dividendes prélevés sur la valeur ajoutée a augmenté dans des proportions très importantes ces dernières années. Nous pensons qu'il y a là, au bas mot, des res­sources à hauteur de 15 à 20 milliards d'euros.
Nous pensons par ailleurs que l'ensemble des éléments de rémunération doivent être soumis à cotisations, en par­ticulier l'épargne salariale, qui connaît une explosion depuis dix ans. Elle est au­jourd'hui taxée par le forfait social, mais il s'agit d'une taxe qui ne donne pas de droits pour la retraite.

Enfin, quatrième élément, nous pro­posons de remettre en cause les exoné­rations patronales, qui représentent près de 30 milliards environ par an, aux­quels il faut ajouter les 20 milliards de crédits d'impôts distribués au nom de la compétitivité.

 

Ces propositions sont fondées sur le concept de base selon lequel les cotisa­tions sociales sont un salaire socialisé et s'opposent à la fiscalisation du finance­ment de la protection sociale.
C'est sur ce principe qu'a été construit notre sys­tème de protection sociale qui favorise la redistribution et la solidarité entre les salariés et entre les générations.

En mai 2012 les électeurs et les électrices ont renvoyé dans les cordes le président de la République sortant qui avait marqué le quinquennat par une politique antisociale radicale. En 2010, l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine avait mené, avec son ministre du Travail d'alors, après avoir été ministre du Budget, une réforme des retraites qui avait vu se lever contre elle toutes les forces sociales de notre pays.

Très majoritairement, les salariés et l'ensemble du peuple s'étaient prononcés contre cette réforme et avaient, par un large mouvement social, mis en avant d'autres luttes. Tant il est vrai que, quand on tire la pelote de la retraite, c'est toute une conception de la société qui arrive.
Pendant le mouvement de 2010, ont été mises en avant des revendications sociales, notamment au travers des salaires et de la défense de l'emploi, chacun comprenant bien que c'étaient là les leviers pour une politique de financement des retraites et de justice sociale. Etaient venues aussi longuement les questions du travail. Ces graines semées, ces luttes menées ne se sont pas produites en vain. Elles ont aussi permis un débat sur les fon-damentaux du système des retraites
 

et de la Sécurité sociale qui montrent que les enjeux en sont mieux compris aujourd'hui.

En 2010, la réforme conservatrice des retraites a été votée par le Parlement à la hussarde. La CGT avait prévenu: les salariés s'en souviendraient et feraient payer par les urnes ceux qui avaient voulu passer en force au détriment de la démo­cratie sociale. De la démocratie tout court, pourrait-on dire.

LA CGT MILITE POUR UNE SOCIÉTÉ DU PLEIN-EMPLOI, DU BIEN TRAVAILLER POUR BIEN VIEILLIR

Aujourd'hui, le gouvernement issu des élections de 2012 a préparé, un peu dans la précipitation, une nouvelle réforme des retraites qui, malheureuse­ment, s'inscrit dans la même démarche que les précédentes, même si des avancées sont perceptibles dans quelques domaines. La même logique, c'est-à-dire traiter les questions de la sécurité sociale par le seul prisme de l'aspect financier, est à l'œuvre, mettant de côté les questions économiques et sociales, et surtout de conception de la société.

Pour la NVO, le journal de la CGT, il était normal de revenir sur ces ques­tions en les englobant dans un ensemble plus vaste. Comment parler retraites si on n'évoque pas la question salariale ? Il n'y a plus dans notre pays d'endroit où discuter nationalement des salaires, faisait observer Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT. Comment parler retraites si on n'évoque pas la question de l'emploi - et de la création d'emploi? Comment parler retraites si on n'évoque pas le travail ? Ce sont toutes ces questions de société que la CGT met en débat. Le droit à la retraite relève bien d'un choix de société, de choix politiques. La CGT a des propositions claires en matière de financement qui permet­traient de pérenniser notre système de retraites par répartition tout en favo­risant une amélioration du niveau des pensions. La CGT milite en faveur d'une société qui fasse le choix de la place du travail, du plein-emploi. Bien travailler pour bien vieillir.

Une société qui fasse le choix de la justice, de la solidarité en réduisant les inégalités sociales et de santé.

AGNÈS NATON, SECRÉTAIRE DE LA CGT

 

Depuis des années, un seul leitmotiv : faire des efforts !

Le personnel est pressurisé par une charge de travail intenable. Le pouvoir d’achat est rogné par tous les bouts (journée de solidarité, jour de carence,

augmentation des délais de mise en stage, augmentation des cotisations retraites, des mutuelles, des durées de cotisation, dégradation des pensions, heures supplémentaires non validées, …

La liste des régressions sociales est longue. Pour la CGT, il faut dire à la population que cette politique comptable conduit au renoncement pur et simple d’un accès au soin de qualité.

La culpabilisation permanente qui pèse sur nos professions est humiliante. De quel abus pouvons-nous être objectivement accusés pour qu’on nous demande encore plus d’efforts ?

En revanche, quelle bonne fée protège l’industrie pharmaceutique qui pompe avidement les caisses de la sécurité sociale ?

 

En 2012, les charges médicales et pharmaceutiques vont augmenter de plus de 5 points pendant que les charges de personnel seront contenues autour de 1% ! 

L’année 2011 se termine par un déficit de 1,9 millions € sur un budget d’environ 150 millions €. C’est comme s’il vous manquait 19 € sur votre paye de 1500 €. Cela doit vous arriver trop souvent en faisant pourtant très attention ! C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la CGT revendique des hausses de salaire. Le budget hospitalier est dans cette situation : il subit un nombre grandissant de contraintes et d’injonctions !

Il doit se moderniser, se développer, préparer l’avenir et surtout il doit s’autofinancer. La seule ressource facilement mobilisable reste celle du travail de ses salariés ; donc comme n’importe quelle entreprise lucrative, il exploite le travail pour en tirer toujours plus de profit.

Les travaux que vous voyez autour de vous sont payés avec votre sueur ! Ce sont donc les personnels hospitaliers qui financent les besoins de la population et c’est ceux-là mêmes qui sont traités comme des nantis.

La tête de l’État a changé et nous formulons l’espoir d’un autre traitement de l’hôpital public ; mais nous savons que cela se gagnera par la lutte des salariés !

 

JOUR de CARENCE encore une injustice de plus ! La CGT a demandé officiellement au Directeur de ne pas l’appliquer. Le gouvernement précédent s’est efforcé de justifier cette mesure comme un  rééquilibrage entre les salariés du privé et du public. C’est de l’idéologie pure et simple :

il n’y a rien de juste là-dedans. Rappelons que la prime de service est conditionnée au présentéisme. Quand la maladie nous frappe, on nous frappe au porte-monnaie depuis toujours ! C’est donc une double peine qui s’abat sur les fonctionnaires.


Dans notre secteur hospitalier, c’est d’autant plus grave que nous sommes exposés plus que d’autres à toutes sortes d’agressions en particulier virales, bactériologiques. Est-il responsable de venir travailler en étant malade et ainsi prendre le risque de contaminer des patients déjà bien fragilisés ? C’est une question de santé publique.

De plus, quasi toutes les grandes entreprises compensent les jours de carence de la sécurité sociale afin de ne pas amputer le salaire. Décidément, la pseudo sécurité de l’emploi nous est facturée très cher. Les beaux discours sur l’irréprochable disponibilité et responsabilisation des personnels hospitaliers qui ne coûtent pas un euro à ceux qui les professent, prennent le sens du mépris quand de telles décisions sont prises !

Le Directeur nous répond clairement qu’il appliquera la loi! Sur notre demande, il devrait préciser à ses services de veiller à répartir les retenues sur salaires car il y a un effet rétroactif au 1er janvier 2012.La bataille ne fait que commencer pour faire abroger cette loi injuste !

 
Sur ce point la CGT interpelle les candidats de « gauche » aux législatives !

Journée de solidarité La CGT fait préciser la note de service qui installait une certaine confusion. La CGT a obtenu, avec la mobilisation du personnel en décembre 2011, que la journée de solidarité soit comprise dans le temps de travail quotidien. Sont concernés tous les agents de jour avec 20 RTT qui ont une durée hebdomadaire de 38h 45 et plus (7h 45/jour).

Le personnel d’encadrement au décompte horaire l’est  également (la quasi-totalité des cadres de l’établissement). Le personnel de la Radio, par exemple, est maintenant clairement concerné. Les temps partiels qui ont un décompte temps pour temps puisqu’ils ont gardé le compteur JA ne sont pas concernés et doivent rendre la journée de solidarité, sous la même forme qu’en 2011. Il en est de même pour ceux qui ont choisi officiellement le forfait 20 jours de RTT (une cinquantaine d’agents toutes catégories confondues).

 

Quoiqu’il en soit, cela reste toujours une injustice manifeste puisque seuls les salariés participent ainsi à la solidarité envers nos ainés. 

 

La CGT continuera à la dénoncer et  à revendiquer une refonte des cotisations sociales pour que tous les revenus participent, à une même hauteur proportionnelle, au financement de la protection sociale de la naissance à la mort.

 

 

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